Assertivité ? Pas trop pour moi…

Assertivité ? Pas trop pour moi…

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Avez déjà senti que quelque chose ne vous allait pas, mais vous avez pris sur vous ? Pas forcément beaucoup,  mais quand même un peu ? Et vous vous dites que vous auriez pu être plus assertif à ce moment là ? 

Pour ma part, je n’ai vraiment compris ce concept que quand je suis devenue coach. Alors qu’il m’aurait été utile de mieux le maîtriser dans mon ancienne vie de manager. 

Et depuis, c’est un sujet qui revient souvent en coaching. « Je voudrais être plus assertif dans certaines situations, mais je ne veux pas non plus y aller trop fort… »

Je vous propose donc aujourd’hui de faire un petit tour du concept, et de partager avec vous, comme d’habitude, quelques cas pratiques !

 

#1 – Au fait, c’est quoi l’assertivité ?

Pour commencer, allons faire un tour du coté des définitions. Globalement, on peut en trouver deux : 

1. Traduction de to asert : affirmer, assertion, s’affirmer, défendre ses droits, défendre son opinion. 

Se dit du comportement d’une personne capable de s’affirmer tout en respectant les autres. 

Dans la première définition, on peut comprendre « affirmation de soi », qui pourrait donc aller jusqu’à un côté un peu brut et supérieur.

Alors que quand on lit la deuxième, on voit aussi le second volet de l’assertivité: pas d’aggression, ni de soumission.

Au final, je suis aussi tombé sur cette phrase : « L’assertivité est considérée comme l’art de faire passer un message difficile sans passivité mais aussi sans agressivité. » Tout un art en effet…

Je vous propose de partir sur cette dernière définition, qui est en tout cas celle que je préfère. 

#2 – La question magique

Une fois qu’on a la définition, qu’est-ce qu’on en fait ? 

Déjà, on n’est pas assertif tout le temps ou jamais. On a peut-être une tendance naturelle, mais cela dépend aussi grandement de la situation, et de la ou les personnes en face. On peut être assertif avec ses équipes, et beaucoup moins avec une figure d’autorité comme son chef ou ses clients. Ou l’inverse !

On peut alors commencer par une question magique à utiliser au moindre doute : « Est ce que je suis ok ? ». Avec ce qu’il se passe, la situation…. Vraiment. En mon âme et conscience. Une question simple et puissante. Une sorte de sondage intérieur, qui vous fait expliciter pour vous même si quelque chose ne vous va pas. 

Essayons maintenant d’appliquer cette question à quelques cas pratiques.

#3 – Avec votre manager ?

Allez, je vous raconte une histoire 😉 : Un jour, B* demande à V*, un de ses N-1, une présentation pour le lendemain. V* y passe la soirée, en ronchonnant un peu parce que quand même « c’est abusé de le demander si tard ». Et le lendemain B lui dit « ah ben en fait, je n’en ai pas besoin »…

Et là, que se passe-t-il ? V* explose en hurlant que c’est un scandale et claque la porte en partant. B* ne comprend pas, car d’habitude ça ne pose pas de problème à V*… 

Ca veut dire qu’avant, il y a eu d’autres cas, et chaque goutte d’eau de « ce n’est pas grave » a rempli le vase, et la dernière goutte a fait exploser la marmite. D’où l’intérêt de se poser la question à chaque goutte d’eau « Est ce que je suis ok ? ».  Est ce que je suis ok pour finir tard ce soir ? Est ce que je suis ok pour prendre ce nouveau sujet ? Est ce que je suis ok pour qu’on ne me propose pas ce nouveau sujet ? Est ce que je suis ok pour qu’on ne me demande pas mon avis sur ce sujet stratégique ?

Et si la réponde est non, ça veut déjà dire que ça vaut le coup de s’intéresser au sujet.  

#4 – En transverse ?

Autre cas, le « transverse », qui peut aussi mettre l’assertivité à rude épreuve. Que ce soit en coordination transverse, ou tout simplement avec ses collègues. Parce que vous ne pouvez pas user du pouvoir hiérarchique (très surfait ceci dit en pratique…).

J’entends par exemple :  « Son travail n’est pas assez bien, et ca me donne trop de travail pour le refaire ensuite, mais c’est délicat de lui dire ».  Ou encore « je vais essayer de leur faire comprendre, pour qu’ils aboutissent à la même conclusion que moi ». 

On peut utiliser la même question: Est ce que je suis ok pour compenser ? Est ce que je suis ok pour qu’on opte pour une autre solution ?

Et la réponse peut être oui à chacune de ces questions. Et si la réponde est non, ça veut dire que vous pouvez faire une pause pour y réfléchir….

#5 – Et après? Je fais quoi ?

Après ? On dit souvent que prendre conscience des choses, c’est faire la moitié du chemin. Donc ça, déjà, c’est fait 😉

Ensuite, je vous propose de continuer à tirer le fil, avec par exemple ces quelques questions : 

– De quoi auriez vous besoin pour être ok ?

– Comment pouvez vous l’exprimer « tout en respectant l’autre ? » Pour ca je ne saurais que trop vous conseiller la CNV (Communication Non Violente).

– Quel est le besoin de l’autre ? Derrière sa demande ou son refus? Vous pouvez toujours essayer de deviner, mais vous pouvez aussi demander.

Et à partir de ces deux besoins, vous avez de la matière pour essayer de trouver ensemble une solution où les deux parties seront « ok ». Ca ne veut pas dire que vous la trouverez, mais vous aurez donné toutes les chances à la situation et à la relation. 

Et vous vous serez donné aussi la chance d’être bien dans vos baskets. Ou droit dans vos bottes, je vous laisse choisir 

Pour aller plus loin…

Pour aller plus loin, voici deux concepts que vous pouvez explorer  : 

– Concept du OKness de l’analyse transactionnelle

– Communication non violente (ou CNV), avec par exemple le livre « les mots sont des fenêtres ». 

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